19/07/2017

7 assistant-e-s sexuel-le-s certifié-e-s !

CH(s)OSE s’était associée à l’association Corps Solidaires pour mener à bien une formation certifiante en accompagnement et assistance sexuelle. Après 120 heures de formation réparties sur une année, sept personnes, dont quatre Françaises et trois Suisses, ont reçu leur certification le samedi 15 juillet, à Annecy. Trois des stagiaires sont prêts à répondre à des sollicitations de personnes de même sexe.

 Un week-end préalable avait eu lieu à Paris en juin 2016, dans les locaux d’une association fondatrice de CH(s)OSE : ce premier séminaire avait pour fonction de finaliser la sélection. Plusieurs candidats ont renoncé ou ont été écartés par le comité de pilotage. Dès l’automne, six femmes et un homme ont suivi plusieurs séminaires de trois jours, à Paris, en Suisse, puis à Annecy pour les 4 derniers jours menant à la certification. Entre temps, ils avaient reçu les enseignements prévus et réalisé en mai ou juin 2017 un premier accompagnement érotique auprès d'un ou une bénéficiaire. A préciser que le ou la volontaire en situation de handicap n’était pas novice, mais participait de cette façon à l'évaluation.

Le comité de pilotage, composé de responsables des 2 associations (Bénédicte Kail, Pascal Prayez, Claudine Damay, Sheila Warembourg, Judith Aregger), s’est réjoui des qualités humaines des 7 personnes certifiées : sensibilité, délicatesse, dynamisme et joie de vivre la rencontre avec l’autre. C’est donc en toute confiance qu’il sera possible de leur confier les accompagnements sensuels ou assistances sexuelles des bénéficiaires qui adresseront leur demande à l’une ou l’autre des associations.

Point d'orgue de ce cheminement, samedi 15 juillet, les sept stagiaires ont prêté serment de respecter la charte des assistantes et assistants sexuels.

Cette belle cérémonie -émouvante et impliquante s’est déroulée en présence des accompagnants certifiés en février 2005 par Corps Solidaires et de plusieurs invités : Lorenzo Fumagalli, qui avait transmis la pratique de l’assistance sexuelle à la première promo francophone en 2009 ; Laetitia Rebord, vice-présidente de l’Appas ; Rachel Wotton, à qui avait été consacré le film Scarlet-Road (accompagnement sexuel en Australie) et de Stéphane Lenoir, secrétaire général du GIHP.

Enfin Willy Rougier, qui représentait le CA de CH(S)OSE, a réaffirmé que notre association continuerait d’avancer en direction de la mise en place d’un service d’accompagnement sexuel structuré.

A suivre !

Consulter notre communiqué de presse

 

22/06/2017

Le mot et le geste

Sexualité et affectivité en situation de handicap

Entre fiction et témoignage, cet article sociologique rend compte des pratiques sexuelles et affectives de l’un des deux auteurs, Johann Chaulet, atteint de myopathie des ceintures.

Par le recours à une méthode auto-ethnographique et la description d’une « nuit » fictionnelle, le récit expose certains des dispositifs humains et technologiques qui façonnent des échanges hétérosexuels en situation de handicap.

A travers la singularité d’une situation et d’une configuration, les auteurs interrogent la spécificité d’une relation où la parole soutient et façonne un échange érotique.

Pour consulter cet article [cliquez ici]

07/06/2017

10 ans plus tard (4/4)

 

Et dans quelques années…

Il en aura fallu du temps et de la patience aux personnes en situation de handicap.

Des années de militantisme, de témoignages sur leur difficulté à vivre leur vie sexuelle dignement et de lobbying auprès de responsables politiques pas toujours ouverts à la discussion mais enfin l’assistance sexuelle est reconnue et légale en France.

C’est donc avec une grande émotion que l’association CH(s)OSE annonce sa dissolution, son combat pour la mise en place de service d’accompagnement à la vie sexuelle ayant remporté sa dernière victoire ! Merci à tous ces militantes et militants de l’ombre, à ces assistantes et assistants sexuels qui ont accepté les risques de leur pratique ! Grâce à la persévérance de toutes et tous, la France a enfin rejoint plusieurs de ses voisins européens où l’assistance sexuelle existe en toute légalité depuis des années et des années. Mieux vaut tard que jamais, diront certains. Nous, à CH(s)OSE, nous disons qu’il était temps que la France ouvre les yeux, sorte de l’hypocrisie qui entoure toute cette histoire et offre le choix du recours à l’assistance sexuelle quand la personne en situation de handicap le souhaite.

Pour le dernier article de notre série dédiée aux dix ans du Colloque de Strasbourg, nous voulions finir sur une note d’espoir. Un jour prochain, l’assistance sexuelle sortira de l’ombre. En attendant que ce jour arrive, CH(s)OSE continuera de militer et de rendre possible ce qui est aujourd’hui malheureusement illégal.

Voilà un édito qu’il est urgent de rendre réel !