assistance sexuelle - Page 3

  • VIVANTE film d'Anoushka

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    Les assistantes sexuelles, fondamentales mais menacées.
    Ce métier trop méconnu et traqué par la loi française, bien que d'utilité publique, est mis en avant dans le film VIVANTE d'Anoushka.
     
    La réalisatrice explique que le choix de la réalisation de ce long métrage pornographique est un sujet politique qui s’appuie sur son expérience personnelle d’une personne vivant avec un handicap  
    «Il était important pour moi de parler de ce métier et donc du handicap visible (ou non) parce que c'est une partie de ma vie. Depuis un peu plus de dix ans, je souffre d'une maladie chronique. Au tout début, j'avais énormément de douleurs et je pensais que ma vie sexuelle était bel et bien terminée… Comme le dit le personnage de Louisa dans le film, pour moi tout était "cassé" à ce niveau-là. La vie faisant, les choses se sont améliorées et j'ai pu progressivement me reconnecter à mon corps. Cette maladie —non visible— est assez handicapante au quotidien, et j'aurais tellement aimé à l'époque connaître l'existence de l'assistance sexuelle.»
    «Sans prétention aucune, j'espère que ce film pourra éveiller les consciences sur nos privilèges de valides, et nous faire comprendre qu'à tout moment on peut se retrouver dans une situation délicate (en handicap ou en trauma). Cela n'arrive pas qu'aux autres…» 
     
  • Témoignage de Guillaume

     

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    Nous sommes heureux de vous présenter le courageux témoignage de Guillaume.

    Si vous aussi, vous vivez cette merveilleuse expérience et que vous souhaitez la partager aux lecteurs de notre blog, n'hésitez pas à nous contacter.

     

     

    "Je m'appelle Guillaume, j'ai 23 ans. Je suis un jeune en situation de handicap moteur mon bras gauche est paralysé et je boite.

    Je n'avais aucune sexualité et ça m'a manqué clairement dans mon développement alors en 2019 j'ai décidé de contacter des escortes sur internet.

    J'avais des critères assez précis comme une femme plus âgée et qui comprendrait ma demande, c'est à dire découvrir la sexualité. J'ai rencontré trois escortes en tout. Dont une que je vois régulièrement à présent, toutes les 2 semaines environ. Elle a un travail et une vie amoureuse, les choses sont très clair entre nous. Elle m'apporte son écoute, sa beauté et ses conseils pendant une heure.

    Je n'étais pas spécialement à l'aise de payer pour pouvoir sentir l'odeur d'une femme, embrasser ou faire l'amour. Mais un an après en aucun cas je regrette. Je pense que ça m'a pas mal aidé pour ma confiance et mon estime de soi. J'ai accepté de témoigner car certes ce que je fais est illégal mais je ne pense pas être un salaud pour autant. De plus l’accès au plaisir et à la sexualité est le meilleur des antidépresseurs. Je pense que le début de l'assistance sexuelle doit être au minimum ouvert et que la demande de la secrétaire d'état au conseil d'éthique sera favorable."

  • Témoignage de Jean-Luc

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    Nous sommes heureux de vous présenter le touchant témoignage de Jean-Luc.

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    "Suite à une complication de mon état de santé et à une reprise d’indépendance qui a duré plusieurs années, j’ai eu connaissance de la possibilité de faire appel à une assistante sensuelle et sexuelle. Au début un peu angoissé quant à cette relation mais sentant que cela serait un bien pour mon équilibre tant physique que psychologique, j’ai pris contact avec elle via un site informatique dédié à cette activité. D’après les recommandations de ma future AS, j’ai pris connaissance de la charte qui régit cette relation mais aussi j’ai pris des informations sur les sites associatifs. Un peu intimidé et stressé, nous nous sommes rencontrés chez moi et nous avons pris du temps pour faire connaissance et identifier mes attentes. Puis petit à petit nous avons eu des relations plus intimes.

    J’ai ressenti tout d’abord un bien-être dans mon corps : en effet ce corps qui m’avait fait souffrir pendant si longtemps et que l’on touchait uniquement pour des raisons sanitaires ou médicales, pouvait aussi m’apporter des sensations agréables et un plaisir. Ensuite un état euphorique, une quiétude que je n’avais plus ressentie depuis longtemps. Il m’a fallu un moment pour redescendre de cet état. Depuis je me sens mieux physiquement et mentalement car je retrouve un équilibre entre le bien et le mal.

    Cette sensation corporelle et psychologique est comme un besoin naturel, une thérapie à part entière, tout comme le rire dont les bienfaits sont maintenant reconnus."

    Jean-Luc

    54 ans, paraplégique depuis 17 ans