22/05/2017

10 ans plus tard (3/4)

Et les professionnels dans tout ça ?

CH(s)OSE a interrogé Jean-Luc Letellier, président du CRéDAVIS (cliquez ici) (Association pour la reconnaissance et la réflexion pour le droit à la vie sexuelle dans le secteur social et médico-social, la promotion de l'éducation à la sexualité pour tous et la prévention des violences à caractère sexuel). Il nous donne son point de vue sur le positionnement des professionnels vis-à-vis de la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap

Présentez-nous l’association Crédavis. Quelles sont ses activités ?

Le CRéDAVIS a été créé en 2012. La moitié de ses membres fondateurs sont des personnes en situation de handicap.

A ce jour, nous avons formé plus de 1100 professionnels dans toute la France et animé de nombreux groupes d’expression auprès des personnes et de leurs familles. Nous accompagnons aussi depuis plusieurs années des associations dans leurs projets sur ces questions.

Le CRéDAVIS a organisé son premier festival «Ma sexualité n’est pas un handicap » en 2014 (cliquez ici). Une seconde édition aura lieu en juin 2018. Nous participons enfin à de nombreux colloques dans toute la France. Nous venons de signer en janvier 2017 un partenariat avec l’AVIQ (Agence pour une qualité de vie) du gouvernement Wallon (cliquez ici).

Vous avez organisé l’année dernière le forum des pratiques innovantes. Quel était son objectif ?

En effet, en avril 2016, à la Cité de la Santé à Paris, notre forum des pratiques innovantes (cliquez ici) a réuni plus de 300 professionnels venus de tout le territoire. Nous avons eu la présentation de 11 actions innovantes dans le domaine de la santé sexuelle. L’objectif était de montrer que loin d’être un sujet tabou, des acteurs de tous bords font la preuve d’une véritable capacité à agir. L’ensemble des contributions est visible sur la chaine Youtube du Crédavis (cliquez ici).

Vous participez aux travaux de CH(s)OSE sur la mise en place d’un service d’assistant sexuel. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de cet engagement ?

Nous avons rejoint en 2016 CH(s)OSE pour un travail sur la mise en place d’un service d’assistance sexuelle, car bien que n’ayant aucune position arrêtée sur ce sujet complexe, nous sommes très sensibles aux témoignages directs de personnes ayant bénéficié d’un tel service. Nous souhaitons contribuer à trouver des solutions concrètes sur cette question.

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