14/03/2012

CH(s)OSE interpelle les candidats à l’élection présidentielle !

 « Quelles réponses comptez-vous apporter aux attentes de nombre de nos concitoyen(ne)s en situation de handicap en matière d’accès à la sexualité ? », c’est la question posée par CH(s)OSE aux candidats à l’élection présidentielle.

 Dans un courrier qu’elle vient de leur adresser, l’association explique : « La discrimination faite aux adultes en situation de handicap, les situations déjà "limites" auxquelles sont confrontés les parents, aidants et professionnels accompagnant ces personnes ainsi que l'illégalité (due à une assimilation à tort au proxénétisme) dans laquelle se trouveraient les services d’accompagnement sexuel et les éducateurs, les parents et tous les autres acteurs tiers qui aideraient la personne adulte en situation de handicap à accéder à un(e) prestation sexuelle rémunérée exigent la nécessité de créer des espaces et des statuts spécifiques qui garantiront à chacun le plein exercice de ses droits et la reconnaissance de sa dignité. Cela doit être pris en compte par le futur Président et le gouvernement qu’il formera. »

Les réponses des candidats seront publiées sur ce site.

09:26 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Derrière le "droit à la sexualité", il y a le désir de chacun d'être aimer tel que nous sommes.

Je comprends ce désir mais ne l'admets pas à n'importe quel prix !

Payer quelqu'un pour obtenir un plaisir sexuel s'apparente à de la prostitution ! ! !

Dire comme le dit la Présidente de cette association "La sexualité est universellement reconnue comme une dimension fondamentale de la personne humaine, nécessaire au plein développement de sa santé, de sa personnalité et de son épanouissement" est une bétise.

Il ne faut pas croire que parce que on est célibataire, on est forcément triste de vivre... Je suis célibataire, handicapé et Heureux de vivre !

Revendiquer un droit à l'amour là ou se joue l'histoire personnelle de chacun me choque, l'assistance sexuelle ne règlera pas la question de connaitre le véritable Amour, celui qui perdure au delà de la relation sexuelle, celui qui offre à deux être la possibilité de contruire ensemble. Il y à autre chose que le sexe dans l'amour !!! Gare aux pulsions...elle sont instictives et ne mênent généralement pas très loin...

L'assistance sexuelle sur le modèle Suisse propose un amour éphémère qui ne mêne à rien ! Non à l'amour au rabet, mais oui au grand amour !

Le véritable amour de couple,c'est lui qui donne vie !

Écrit par : Marc-Henri | 17/03/2012

Il faut arrêter de se raconter des salades.

Nous savons tous que "bénéficier" de l'AAH équivaut à une interdiction de vie de couple, dans la mesure où cette alloc de survie est servie sous condition de ressources... à moins de fonder un couple entre personnes handicapées, évidemment. La morale s'en trouverait sauve, n'est-ce pas ? Chacun dans son entre-soi, pas de mélange des genres. Les pauvres avec les pauvres, les classes moyennes avec les classes moyennes, les fauteuils roulants avec les fauteuils roulants, la société rêvée, sans brassages, chacun restant dûment situable.

Que l'on soit pacsé, marié, concubins, l'important pour la CAF est de savoir si l'on habite SEUL(E), car ainsi est la loi. SEUL(E), on touche AAH, MVA et ALS. A deux, plus de MVA, AAH revue à la baisse, on se retrouve à la charge de son conjoint, même si celle-ci, celui-ci vivote du salaire médian, et sans tenir compte du montant des dépenses courantes, notamment des loyers qui ont explosé et des charges incompressibles.

Il se trouve qu'un couple c'est à deux que ça se vit, à plus quand on fonde une famille, et en principe c'est sous le même toit que ça se passe.

Quand ça ne peut pas se passer sous le même toit parce que le législateur pose certaines conditions qu'il faut bien qualifier de discriminatoires, on est dans un régime d'APARTHEID et ça, ça se combat par la revendication politique, par les manifs, par la médiatisation, et par des interventions répétées auprès du pouvoir en place.

Remarquons que si une telle mesure était prise dans un pays du Tiers-Monde, toutes les associations françaises de type LICRA, EMMAUS, DAL et consorts, plus les partis politiques dits de gauche, organiseraient des pétitions et des manifs et en appelleraient à la solidarité internationale.

Ce qui est bizarre c'est que cette discrimination dont les handicapés de France font l'objet (et nous ne sommes pas à une discrimination près dans

Écrit par : GregG | 18/03/2012

Il faut arrêter de se raconter des salades.

Nous savons tous que "bénéficier" de l'AAH équivaut à une interdiction de vie de couple, dans la mesure où cette alloc de survie est servie sous condition de ressources... à moins de fonder un couple entre personnes handicapées, évidemment. La morale s'en trouverait sauve, n'est-ce pas ? Chacun dans son entre-soi, pas de mélange des genres. Les pauvres avec les pauvres, les classes moyennes avec les classes moyennes, les fauteuils roulants avec les fauteuils roulants, la société rêvée, sans brassages, chacun restant dûment situable.

Que l'on soit pacsé, marié, concubins, l'important pour la CAF est de savoir si l'on habite SEUL(E), car ainsi est la loi. SEUL(E), on touche AAH, MVA et ALS. A deux, plus de MVA, AAH revue à la baisse, on se retrouve à la charge de son conjoint, même si celle-ci, celui-ci vivote du salaire médian, et sans tenir compte du montant des dépenses courantes, notamment des loyers qui ont explosé et des charges incompressibles.

Il se trouve qu'un couple c'est à deux que ça se vit, à plus quand on fonde une famille, et en principe c'est sous le même toit que ça se passe.

Quand ça ne peut pas se passer sous le même toit parce que le législateur pose certaines conditions qu'il faut bien qualifier de discriminatoires, on est dans un régime d'APARTHEID et ça, ça se combat par la revendication politique, par les manifs, par la médiatisation, et par des interventions répétées auprès du pouvoir en place.

Remarquons que si une telle mesure était prise dans un pays du Tiers-Monde, toutes les associations françaises de type LICRA, EMMAUS, DAL et consorts, plus les partis politiques dits de gauche, organiseraient des pétitions et des manifs et en appelleraient à la solidarité internationale.

Ce qui est bizarre c'est que cette discrimination dont les handicapés de France font l'objet (et nous ne sommes pas à une discrimination près dans ce merveilleux pays !), elle existe au vu et au su de tous depuis que l'AAH a été créée, il y aura bientôt quarante ans, et qu'aucune association, qu'aucun parti ne s'est bougé depuis pour ramener le législateur français à plus de décence.

Aujourd'hui on nous parle d'accompagnement sexuel.
C'est bien de reconnaître que les personnes handicapées peuvent être désirantes comme tout un chacun.

Et on leur propose quoi ? Des pute fonctionnarisées ? des précaires de la prostitution qui ne s'avoue pas ? pourquoi pas des bénévoles de la culotte baissée ? Pardon de me montrer cru. En faisant évidemment l'impasse sur le fait que parmi nous il n'y a pas que des hétéros, que parmi nous il y a des LGBT (Lesbians, Gays, Bi, Transexuels), que les mieux lotis d'entre nous ont "ce qu'il leur faut sous la main" pour les conduire au septième ciel et peut-être aussi dormir avec elles, eux, et pas que ça, vivre au jour le jour et partager des tonnes de choses de la vie... mais pas sous le même toit, non non, chttttt ! Interdit par la loi, sous peine de spoliation de ses droits. La CAF (Commissariat Au Flicage des Familles) est là pour veiller au grain. On le fait mais on ne le dit pas !

J'en déduis quoi, du fond de ma solitude imposée ?

Que les 66 associations françaises supposées défendre les droits des handicapées ont renoncé à faire leur boulot auprès du législateur, quelle que soit sa couleur politique.

Qu'elles essaient de nous vendre un hypothétique droit à l'assistance sexuelle (dont on imagine qu'il ne sera jamais appliqué) pour éviter de nous avouer qu'elles ont échoué à nous garantir, entre autres, un DROIT à la VIE DE COUPLE qui devrait être inaliénable.

Alors à quoi servent toutes ces associations, si quarante ans après la création de l'AAH, nous en sommes toujours à survivre sous le seuil de pauvreté, à devoir vivre seuls et nous contenter de petits boulots ?

La question, je la pose à quiconque aura eu le courage de lire ces lignes.

Écrit par : GregG | 18/03/2012

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