02/05/2012

Les résultats du comparateur des programmes de F. Hollande et N. Sarkozy, sur la question de l’accès à la sexualité des personnes lourdement handicapées

J-4 avant les résultats du second tour à l’élection présidentielle.

Ni François Hollande, ni Nicolas Sarkozy n’ont répondu à notre courrier concernant leur position sur l’accès à la sexualité de leurs concitoyens en situation de handicap. Mais comme l’a fait remarquer l’un de nos lecteurs en commentant notre article ci dessous, le magazine Faire Face avait posé la question suivante à tous les candidats à l’élection présidentielle : Allez-vous autoriser la création de services d’accompagnement sexuel pour les personnes lourdement handicapées ?

Nicolas Sarkozy s’est clairement positionné dans la réponse à cette question puisqu’il déclare : « Non, et je le dis clairement ».

François Hollande quant à lui précise que malgré la difficulté de la question, « nous devrons mener ce débat ».

Rendez-vous à tous dans les bureaux de vote dimanche prochain !

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25/04/2012

L’accès à la sexualité de leurs concitoyens en situation de handicap intéresse peu les candidats aux présidentielles !

Un seul candidat a pris la peine de répondre à l'interpellation que CH(s)OSE lui a envoyée, à savoir : quelles réponses comptez-vous apporter aux attentes de nombre de nos concitoyen(ne)s en situation de handicap en matière d’accès à la sexualité ?

Pour Nicolas Dupont-Aignan, la proposition de création de services d’accompagnement sexuel (des services chargés d’informer, d’aider à la formulation de la demande et, après écoute, à la mise en relation avec un(e) assistant(e) sexuel(le) des personnes en situation de handicap qui le souhaitent), mérite d’être étudiée sérieusement, même si elle soulève des difficultés importantes.

A ce jour, les deux candidats toujours en lice ne nous ont toujours pas répondu… mais soyons optimistes, il reste encore 12 jours.

02/04/2012

Le handicap doit-il avoir pour corollaire la privation pour la personne de toute liberté sexuelle ?

DSC_2072.jpgLa sexualité est universellement reconnue comme une dimension fondamentale de la personne humaine, nécessaire au plein développement de sa santé, de sa personnalité et de son épanouissement. Pourtant, force est de constater que certains de nos semblables, en situation de handicap, en sont privés, pour certains à vie ! Sans aucune solution adéquate, ils sont condamnés à vivre dans une abstinence non choisie.
Peut-on valablement se satisfaire de cette discrimination ? Faut-il que la sexualité soit seulement réservée à ceux qui ont la chance de pouvoir y avoir recours ? Ne doit-elle pas être rendue possible pour tous ?


Face à cette injustice, l’association CH(s)OSE s’est créée le 5 janvier 2011 sur l’initiative du Collectif Handicaps et Sexualités (CHS). Elle se veut avant tout, un mouvement citoyen qui rassemble des personnes morales et physiques, concernées, engagées, et plus largement tous ceux qui sont révoltés par les inégalités et l’injustice et qui croient fermement que des alternatives sont possibles, fondées sur des valeurs : les droits et libertés fondamentales qui doivent être garantis à chacun.

CH(s)OSE s’est fixée pour objectif de militer en faveur d’un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes majeures en situation de handicap, notamment à travers la création de services d'accompagnement sexuel.

Pour les personnes qui ne peuvent accéder à leur propre corps, la création de tels services est une nécessité ! Si elle ne constitue pas LA réponse absolue, c’est au moins une issue possible qui permet de garantir un accès à la sexualité pour ceux qui en sont totalement privés. Et ainsi faire en sorte que leurs besoins ne restent pas ignorés et irrémédiablement sans réponse…

La personne en situation de handicap doit pouvoir, comme tout un chacun, accéder à cette dimension fondamentale !

Pour cela, l’Etat doit s’engager dans un processus visant à instaurer un statut non discriminatoire pour ceux qui doivent faire autrement (du fait de leur handicap) pour accéder à une vie sexuelle.

Il s’agit non seulement de reconnaître l’autre comme son semblable mais de rétablir la personne dans son unicité d’être humain à part entière, dans sa dignité et dans sa condition d’être sexué.

Le temps est maintenant venu d’instaurer dans notre société le droit effectif des personnes en situation de handicap à vivre leur sexualité, quant bien même l’exercice de ce droit exige la mise en œuvre d’un accompagnement spécialisé, et nécessite l’adaptation de certaines lois. Il faut faire preuve d’imagination et d’audace pour conduire le changement nécessaire!
Et seuls des services spécifiques permettront de garantir à ceux qui ne peuvent faire autrement (du fait de leur handicap) d’accéder à leur sexualité.
Il ne s'agit pas d'imposer mais de permettre, d'élargir le champ des possibles, de la liberté d'être. Et, par la même occasion, de changer les regards et les mentalités à l'encontre des personnes en situation de handicap en dépassant les préjugés moraux et les interdits cultuels pour envisager cette question sous l’angle des droits humains.

Je souhaite ici remercier particulièrement tous ceux qui nous ont déjà rejoints et qui nous soutiennent!
Je souhaite aussi inviter tout(e)s celles et ceux qui croient à l’égale valeur intrinsèque de chaque être humain à nous rejoindre notamment en adhérant à notre association.

Dans cette période difficile, il est plus que jamais nécessaire de nous rassembler pour défendre l'unicité de chaque personne et de ses besoins fondamentaux. Résister et s’unir pour une société juste, solidaire et garantissant les droits fondamentaux de chacun est notre raison d'être !

S’ouvrent en cette année 2012, les périodes électorales de la présidentielle et des législatives. C’est pour nous l’opportunité de lancer des débats de fond sur cette question essentielle, au sein de la société civile pour envisager les engagements à prendre.  Pour cela il est essentiel de sensibiliser l’opinion, dépasser les préjugés, les méconnaissances et les craintes, et de faire de la société civile un véritable relai de nos préoccupations, un partenaire, une alliée, et de lancer un grand débat national avec la société civile sur ce thème pour avancer collectivement.

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